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Journée Associative 2026

Une journée associative placée sous le signe de la rencontre et de la convivialité.

Le 2 juillet 2026, l’ASLD a organisé sa journée associative annuelle, réunissant administrateurs et salariés dans un cadre propice aux échanges et au partage.

Ce temps fort de la vie de l’association a permis de renforcer les liens entre les différentes parties prenantes de l’ASLD. Au-delà des rôles et des fonctions, cette journée a été l’occasion de mieux se connaître, de croiser les regards et de nourrir une compréhension mutuelle des missions et des engagements de chacun.

Au cours de la matinée, plusieurs groupes de travail ont été organisés afin réfléchir et de co-construire des repères favorisant l’harmonisation dans les positions et les pratiques professionnelles. Les thèmes abordés ont notamment été articulés autour de l’accueil des animaux, l’éthique et la bientraitance, la communication et le DUI.

Dans une ambiance bienveillante et conviviale, les participants ont pu échanger librement, partager leurs expériences et réfléchir collectivement aux enjeux qui traversent notre association. Ces moments d’interconnaissance constituent un levier essentiel pour consolider la cohésion interne et soutenir la qualité de nos actions au service des personnes accompagnées.

Cette journée illustre pleinement les valeurs portées par l’ASLD : coopération, engagement et respect. Elle s’inscrit dans une volonté affirmée de faire vivre un collectif solide, où administrateurs et professionnels avancent ensemble, dans un esprit de confiance et de dialogue.

L’ASLD remercie chaleureusement l’ensemble des participants pour leur présence et leur implication, qui ont largement contribué à la réussite de cette journée.

Projet Associatif 2026-2030

Un projet associatif renouvelé, fruit d’une dynamique collective

L’ASLD a récemment franchi une étape structurante de son développement avec la réécriture de son projet associatif, adoptée lors de l’Assemblée générale du 18 juin dernier. Ce travail de fond, essentiel pour réaffirmer notre identité, nos valeurs et nos orientations stratégiques, a été mené dans une démarche résolument participative.

Pendant plusieurs mois, l’ensemble de la gouvernance et des parties prenantes de l’association ont été mobilisés. Les 10 administrateurs, les deux Directrices générales adjointes et le Directeur général se sont pleinement investis dans cette réflexion collective. Cette dynamique a été enrichie par la contribution de partenaires de l’association, ainsi que par l’implication des représentants du personnel, à travers le CSE, garantissant une prise en compte des réalités de terrain et des attentes des équipes.

Afin de soutenir cette démarche exigeante, l’ASLD a fait le choix d’être accompagnée par une intervenante extérieure, Madame Anne POSTIC. Son regard, à la fois structurant et facilitateur, a permis de favoriser l’expression de chacun, de croiser les points de vue et de faire émerger une vision partagée.

Ce travail collaboratif a permis de réinterroger nos pratiques, de consolider nos valeurs fondatrices et de définir des orientations claires pour les années à venir. Le projet associatif ainsi renouvelé constitue désormais une boussole commune pour l’ensemble des acteurs de l’ASLD, au service des personnes accompagnées et en cohérence avec les évolutions du secteur social et médico-social.

Sa validation lors de l’Assemblée générale du 18 juin marque une étape importante, mais également le point de départ d’une nouvelle dynamique. L’ASLD réaffirme ainsi son engagement à poursuivre son action avec ambition, responsabilité et fidélité à ses missions.

Ce projet associatif renouvelé sera progressivement décliné dans les différents projets d’établissement et services, afin de garantir sa traduction concrète dans les pratiques professionnelles et les actions menées au quotidien.

Assemblée Générale 2026 de l’ASLD 41

L’ASLD a tenu son assemblée générale annuelle le 18 juin dernier, réunissant plus de 100 participants – bénévoles, salariés, partenaires, représentants institutionnels et personnes accompagnées – témoignant de la vitalité et de l’engagement collectif qui animent l’association.

Ce temps fort de la vie associative s’est ouvert par le mot d’accueil, suivi du rapport moral présenté par le président. Cette intervention revêtait une dimension particulière puisqu’il s’agissait de sa dernière assemblée générale à ce titre. Il a ainsi pu revenir sur les engagements portés et les évolutions majeures de l’association, tout en saluant l’implication de l’ensemble des acteurs.

Le rapport d’activité a ensuite permis de mettre en lumière plusieurs dispositifs structurants. Un focus a été consacré à la Maison Relais Jeunes (MRJ), au lieu de vie « La Garenne », ainsi qu’aux dispositifs DA BPI et O2R. Ces présentations ont été enrichies par des témoignages de personnes accompagnées, notamment pour la MRJ et O2R, offrant un éclairage concret et humain sur les parcours et les impacts des actions menées.

Concernant le lieu de vie « La Garenne », les trois co-porteurs (Centre hospitalier de Blois, OPPELIA VRS et l’ASLD) ont présenté les modalités de pérennisation et d’extension de cette initiative, soulignant la pertinence de ce modèle et son inscription dans les besoins du territoire. Pour le dispositif DA BPI, une vidéo a permis d’illustrer, à travers des parcours de vie, la portée des accompagnements proposés.

L’expert-comptable de l’association est ensuite intervenu pour présenter les comptes annuels, confirmant la solidité de la gestion financière et la rigueur des pratiques de l’ASLD.

Enfin, cette assemblée générale a été marquée par la présentation du nouveau projet associatif, qui vient fixer les orientations stratégiques pour les années à venir et réaffirmer les valeurs et les ambitions de l’association au service des publics accompagnés.

La rencontre s’est conclue par un moment convivial autour d’un verre, permettant de prolonger les échanges et de renforcer les liens entre les participants.

Cette assemblée générale illustre pleinement la dynamique collective de l’ASLD et son engagement constant en faveur de l’accompagnement des personnes et du développement de réponses adaptées aux besoins du territoire.

https://www.lanouvellerepublique.fr/blois/blois-l-asld-fait-face-a-des-besoins-sociaux-toujours-plus-grands-1781877236

Création d’une Pension de Famille de 21 places « Le Jumentier », à la Chaussée-Saint-Victor

Les pensions de famille sont un outil préférentiel de la politique du logement et de la lutte contre l’exclusion, réaffirmé dans le deuxième plan quinquennal (2023/2027) pour « le logement d’abord et la lutte contre le sans abrisme ». Il reprend les orientations du précédent plan (2018-2022) qui insistait sur la nécessité de relancer la production de pensions de familles. Celles-ci offrent des logements pérennes et assurent un environnement semi-collectif adapté qui répond aux attentes des personnes confrontées à l’isolement.

Le Contrat Pluriannuel d’Objectifs et de Moyens (CPOM)

Le Contrat Pluriannuel d’Objectifs et de Moyens (CPOM) signé entre l’Etat et l’ASLD pour la période 2020-2025 prévoit le développement et l’amélioration de l’offre de pension de famille de l’ASLD avec la mise en œuvre d’un nouveau projet de pension de famille d’une vingtaine de places.

Un nouveau projet de pension de famille

La construction d’une nouvelle pension de famille a donc vu le jour répondant à l’ensemble de ces préconisations. Elle permettra, en effet, un développement de la capacité d’accueil de ce type, sollicité sur notre territoire, tout en proposant des prestations de qualité aux locataires. Le bâti garantira un lieu réellement adapté, respectueux de l’intimité de chacun.

Cette évolution présentée et validée par les services de l’Etat, s’est amorcée par le début des travaux de cette nouvelle structure en début d’année 2024, sur la commune de la Chaussée St Victor. Le bailleur social 3F a été retenu pour la maitrise d’ouvrage.

La Pension de famille « Jumentier » sera constituée, de 21 appartements (30.34m2 en moyenne) dont 6 accessibles PMR. Des espaces collectifs seront également mis à disposition pour partager des temps communs entre résidants, favorisant le lien social et leur permettant de sortir d’un isolement souvent problématique. Cette dynamique collective comme l’accompagnement social individualisé des personnes concernées, seront portés et coordonnés par deux travailleurs sociaux.  

Premiers événements et perspectives de projet

La pose de la première pierre de ce projet s’est déroulée le 12 juin 2024 en présence, entre autres, des élus locaux, des représentants de 3F, des administrateurs et salariés de notre association et des personnes accompagnées par l’ASLD.

Une visite du chantier s’est tenue le 4 décembre 2024 pour quelques salariés de l’ASLD. La réalisation d’un logement témoin est programmée pour avril 2025 et permettra aux personnes accompagnées d’être conviées à la découverte de ce nouveau lieu de vie possible. Ils pourront ainsi se projeter pour ceux qui intégreront cette structure et donner un avis sur les aménagements envisagés.

L’ASLD favorise l’accès aux soins des personnes accueillies

Les personnes accueillies au sein des services de l’ASLD cumulent des difficultés qui rendent complexes l’accès aux soins.

Ainsi, l’ASLD a signé fin 2024 deux conventions cadre de partenariat :

  • L’une avec le Groupement Hospitalier de Territoire 41
  • Et l’autre avec l’Hôpital à Domicile (HAD) Loir et Cher porté par LNA Santé

Ces nouveaux partenariats doivent permettre de :

  • Faciliter l’accès aux soins et de lutter contre le renoncement aux soins des personnes accueillies à l’ASLD
  • Eviter les ruptures de parcours
  • Repérer les domaines réciproques de compétences et ainsi favoriser les échanges entre les professionnels de nos structures
L'ASLD favorise l'accès aux soins des personnes accueillies

ASLD et son consortium : nouvel acteur du Réseau Pour l’Emploi

Nous avons le plaisir de vous informer que l’Association ASLD, en tant que chef de file d’un consortium de partenaires locaux, a été retenue dans le cadre de l’Appel à Manifestation d’Intérêt « Offre de Repérage et de Remobilisation » (O2R). Loi du 18 décembre 2023 pour le plein emploi et son Article 7 « organismes chargés du repérage et de l’accompagnement spécifique des personnes les plus éloignées de l’emploi ».

ASLD et son consortium : nouvel acteur du Réseau Pour l’Emploi

Le consortium est constitué de partenaires locaux, incluant les trois missions locales, le BIJ, Oppélia 41 -VRS, et Entreprise et Formation, pour maximiser l’impact de nos actions sur l’ensemble du territoire.

Cette sélection témoigne de notre engagement et de notre expertise dans le domaine de l’accompagnement et de la remobilisation des publics en difficulté mais également de la construction partenariale du projet.

Objectifs de l’Appel à Manifestation d’Intérêt :

  • Repérage : Identifier les personnes non inscrite à France Travail et plus généralement au Réseau Pour l’Emploi dites ‘invisibles » dans une approche d’aller vers
  • Remobilisation : mobiliser des actions concrètes locales ou les mettre en place, si pas existantes, pour amener ces personnes à s’inscrire à France Travail, réaliser le diagnostic global et signer le contrat d’engagement
  • Accompagnement : si nécessaire, Co-accompagner avec le Réseau Pour l’Emploi pour favoriser leur retour vers l’emploi ou la formation.
  • Coordination : Assurer une coordination efficace entre les différents acteurs impliqués pour optimiser les résultats.

Portée et Durée du Projet :

  • Échelle départementale : L’action sera portée à l’échelle départementale pour une durée de trois ans.
  • Objectif : Remobiliser 280 personnes éloignées de l’emploi par an.
  • Démarrage : Le projet débutera le 2 décembre.

Équipe de Pilotage :

  • Pilotage stratégique : Aurélie JOUET sera en charge du pilotage stratégique du projet.
  • Chef de projet : Flavie CHEVALLAY assurera la gestion opérationnelle en tant que chef de projet.

Nous sommes convaincus que cette opportunité nous permettra de renforcer notre partenariat, nos articulations et d’avoir un impact positif sur notre territoire.

La pension de famille du Lubidet s’agrandit à Vendôme

La pension de famille du Lubidet s’agrandit à Vendôme

La forte chaleur de cet après-midi du 16 juin n’avait pas freiné l’ensemble des participants à
cette inauguration de l’extension de la pension de famille du Lubidet. Les résidents, premiers
concernés, étaient heureux et fiers d’accueillir leurs hôtes : les officiels représentant l’État, le
Département, la circonscription et le territoire vendômois ; les élus associatifs représentant
notamment SOLIHA Centre-Val de Loire, maître d’ouvrage du projet, et l’ASLD 41,
gestionnaire de la pension de famille ; un représentant de la Fondation Abbé-Pierre, très
inspirante sur le projet ainsi que des travailleurs sociaux partenaires ou salariés de la
structure

La précarité menstruelle

La réponse à l’appel à projet sur la précarité menstruelle a permis la mise en place de diverses actions :
Des actions de sensibilisation à destination des femmes hébergées ont eu lieu sur 4 sites les 27 et 28 avril : au CAES, au CHU, dans les hôtels IBIS et LE COSY. Animées par des étudiantes en kinésithérapie et en soins infirmiers, ces réunions ont permis des échanges sur la menstruation et les différentes protections hygiéniques pouvant être utilisées.


Une convention partenariale est établie avec l’association Règles Élémentaires. Cette association gère l’aspect logistique de collectes de produits d’hygiène intime puis les redistribue via ses associations partenaires. C’est ainsi que nous avons pu constituer des kits d’hygiène intime données aux femmes présentes lors des réunions de sensibilisation.


Une formation animée par l’équipe de Règles Élémentaires va être proposée aux professionnels intéressés sur le mois de septembre prochain.


Notre projet prévoit aussi la confection de protections réutilisables : nous sommes à la recherche de bénévoles ayant de bonnes compétences en couture. A terme, le projet serait de former des femmes volontaires pour fabriquer des protections et les distribuer à moindre coût.

Blois : une journée autour du sport pour des demandeurs d’asile

Au parc des Mées, à La Chaussée-Saint-Victor, l’ASLD 41 (Accueil, soutien et lutte contre les détresses) organisait, pour la première fois, une journée sportive pour les demandeurs d’asile, les réfugiés et toute autre personne que l’association accompagne au quotidien. « Dans le cas des demandeurs d’asile, ils peuvent rester plusieurs semaines voir plusieurs mois sans avoir le droit de travailler donc les journées peuvent être longues. On met en place différentes activités en fonction des besoins qu’ils expriment », explique Camille Rousseau, cheffe de service du pôle veille et urgence sociale de l’ASLD 41.


Jeudi 29 septembre, une trentaine de personnes étaient présentes aux côtés de Rachid Abidar et Stéphen Debord, tous les deux éducateurs spécialisés. Après quelques petites foulées tous ensemble, en guise d’échauffement, les participants se sont retrouvés pour des activités ludiques le matin comme une compétition inspirée de la course des serveurs. « Le mot d’ordre de la journée, c’est surtout la convivialité et de créer du lien social », souligne Rachid, qui donne les explications en français, en anglais et en arabe. Une nécessité face aux nombreuses nationalités représentées.


Pour tous, cette journée était l’occasion de se retrouver, aussi bien pour les demandeurs d’asile que pour les différents services de l’ASLD. « En moyenne, je m’occupe de 20 à 30 dossiers. On les accompagne dans leurs démarches administratives, pour trouver une solution d’hébergement d’urgence ou bien pour les orienter sur le marché du travail », raconte Stephen.
Le football un sport rassembleurAprès les jeux ludiques, le matin, la journée s’est poursuivi avec des sports collectifs comme le volley-ball et le football. « On l’a gardé pour la fin de journée pour les motiver car c’est un sport qui rassemble et très apprécié de tous », réagissait Rachid alors que certains s’échangeaient déjà quelques passes avant même les premiers échauffements. À lire les sourires sur les visages, nul doute que cette journée sportive sera renouvelée à l’avenir.

Blois : Ils pansent les blessures de la guerre en bord de Loire

Ameur, Olha et leur fils Amir ont fui l’Ukraine bombardée. Ils ont trouvé refuge au foyer Mosnier à Blois, où ils construisent une nouvelle vie.

Ils restent profondément marqués par les derniers mois qu’ils ont vécu. Dans leurs regards se lit la tristesse du déracinement, l’inquiétude, mais aussi l’espoir d’une paix même si celle-ci peut paraître bien hypothétique actuellement. Ameur (32 ans), Olha (37 ans) et leur fils Amir, qui fêtera bientôt ses 7 ans, essaient de dessiner un nouveau futur au foyer Mosnier, à Blois. Sa femme et son fils veulent oublier la guerre, les bombes, les journées et semaines entières passées entassés dans les souterrains ; Ameur, lui, a besoin de témoigner de son histoire.

La vie dans les souterrains

La famille vivait à Kharkov, à l’ouest de l’Ukraine, l’une des premières cibles de l’armée russe au début de la guerre. Ameur n’oubliera jamais la journée du 24 février 2022. « J’étais dans l’ouest du pays ce jour-là. Ma femme m’a appelé pour me dire : « J’entends des bombes mais je ne sais pas ce qui se passe ! » J’ai tout de suite pris la voiture pour revenir à la maison. Alors que j’arrivais à Kharkov, il y avait de nombreuses voitures venant d’en face, les gens fuyaient la ville. »

Comme plusieurs familles du voisinage, Ameur, Olha et Amir trouvent refuge dans un souterrain, avec pour fond sonore le bruit continu des bombes dévastant la ville. « On n’arrivait pas à manger, tout le monde était stressé, en état de choc. »

Ameur part seul vers l’ouest

Olha pense aussi à sa famille et tente d’aller à la rencontre de sa grand-mère à Koupiansk, proche de la frontière avec la Russie. Mais une fois arrivée là-bas avec Amir, la ville est bouclée, plus personne ne peut en entrer ni en sortir, elle se retrouve coincée dans un nouveau souterrain, où la famille affronte parfois les températures négatives. Ameur décide alors de partir seul vers l’ouest.
« J’ai pris un premier train de nuit, qui roulait sans lumières, pour ne pas alerter les avions. Il fallait éviter la ville de Kiev, nous avons fait un long détour pour rejoindre la frontière slovaque. Puis j’ai pris la direction de la République tchèque, de la Pologne, de l’Allemagne et enfin de la France, j’ai dû monter à bord de six trains différents. J’ai choisi la France car je parle la langue, je suis originaire du Maroc. Et j’ai pu enfin avoir des nouvelles de ma famille. Je leur demandais juste comment ils allaient, je ne voulais pas faire une trop longue conversation, cela me faisait peur qu’il leur arrive quelque chose si l’on parlait trop longtemps. »

La famille réunie six mois plus tard

Il reste quelques jours en région parisienne avant d’arriver à Blois le 28 avril. Il trouve un emploi dans une chaîne de restauration rapide et les nouvelles qu’il reçoit d’Ukraine l’incitent à l’optimisme. Fin juillet, la Russie annonce la mise en place d’un couloir humanitaire pour évacuer les civils, mais uniquement en direction du sol russe. Olha et Amir atteignent Moscou, la capitale du pays agresseur, et prennent un avion vers Paris, via Ankara. Ils arrivent le 17 août en France. « Nous étions enfin réunis après près de six mois sans se voir. »

Depuis, une nouvelle vie s’écrit en bord de Loire. Ameur travaille toujours, Olha apprend le français et Amir est scolarisé à l’école Marcel-Bühler, à Blois-Vienne. « Il est très timide, il essaie de s’adapter. Ses nouveaux amis lui font un peu oublier la guerre », indique Olha. Elle ne veut plus parler des semaines passées dans les souterrains. « Je ne veux pas parler du passé, je veux commencer une nouvelle vie, aller de l’avant. »

Le futur, il est pour l’instant difficile de l’imaginer. « On ne sait pas quand la guerre sera finie. On a toujours notre maison là-bas, on sait qu’elle est encore debout même si le souffle des explosions a fait sauter nos fenêtres. Mais notre fils a besoin d’une vie calme. »

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